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Coups de coeur -
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Vendredi, 22 Janvier 2010 09:04 |
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Cette histoire d'amour s'ouvre étrangement : une femme, qui prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce - qu'elle lit. Aussitôt, elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s'en va... Qu'y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ? On l'apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où les saveurs de l'enfance se mêlent au désarroi des adultes...
Un roman construit comme un « road movie » de Paris à Gènes sur le chemin des souvenirs, des remords et des doutes. A quelques heures de fêter ses 25 ans de mariage, une femme, Emilie, laisse tout tomber et prend la route pour retrouver, peut-être, son premier amour. Observatrice attentive des petits riens de la vie, Véronique Olmi construit avec une grande qualité d’écriture un roman tout en sensibilité et finesse. Un vrai voyage intérieur au plus fort des sentiments...
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Mardi, 19 Janvier 2010 13:37 |
 Un témoignage brut... A 18 ans, Carlos Ruiz-Garcia, soldat de l’armée républicaine espagnole, traverse les Pyrénées avec son régiment pour fuir l’armée franquiste. Il pense alors être libre et sauf. Cantonné par les gendarmes dans un camp improvisé, couchant à même la boue, se nourrissant de rien, il va, durant des mois, connaître l’errance et l’enfermement d’un camp à l’autre (Barcares, Argelès) et parvient finalement à Saint-Médard-en-Jalles. Il participe à la construction de la base sous-marine de Bacalan, vit aurythme des alertes, des brimades et des humiliations. Carlos Ruiz-Garcia n’a pas voulu publier ce récit avant sa mort. Son fils, José Ruiz, a hérité de la mission de publier ce récit écrit en forme de lettre adressée au Señor Sau, fils de l’instituteur de Carlos Ruiz-Garcia avec lequel ce dernier a entretenu une correspondance jusqu’à sa mort. José Ruiz a souhaité rendre public le témoignage de son père qu’il a traduit
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Samedi, 09 Janvier 2010 11:05 |
" Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des Juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. À vingt-huit ans, j'ai connu une première crise de délire, puis d'autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n'ai été qu'une somme de questions. Aujourd'hui, j'ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j'ai compris. " L'auteur en quelques mots... Gérard Garouste est un artiste internationalement reconnu, ses oeuvres sont exposées dans les plus grands musées du monde. " L'Intranquille " est son premier récit personnel. Judith Perrignon est journaliste et écrivain.
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Mardi, 05 Janvier 2010 10:18 |
Fuir, se mentir, mentir à l'autre, accumuler les bobards, les oublier aussi sec. S'inventer des chimères, un toit, une virée, y croire un soir d'accalmie, et se dire que c'est ça le bonheur. Trouver un boulot, n'importe lequel, braqueur de banques, pourquoi pas ? Jaune dans une usine en grève, suffit de baisser la tête. Jouer au dur à cuire, à l'homme. Liquider des bières. S'endormir abruti devant la télé, séries nazes, matchs nuls. Se fabriquer une famille, s'en détourner aussi vite. Enchaîner les rôles de lâches, au choix : fils, amant, ou frère. Et toujours, faire semblant d'avoir une vie, d'aimer, d'être un type bien. S'imaginer que pour une fois on tiendra bon, qu'on ira jusqu'au bout de ses pauvres rêves. Ainsi vivent les mauvais garçons que met en scène Richard Lange, nouvelliste américain pour la première fois traduit en français. Dans la lignée d'un Raymond Carver pour l'âpreté du langage, d'un Chris Offut pour la sensibilité du regard, ou encore d'un Larry Brown pour la désespérance, Richard Lange aligne des destins frappés par la mouise, une mouise qui n'est rien d'autre que de l'ordinaire ici, à Los Angeles. Martine Laval (Télérama)
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Mardi, 29 Décembre 2009 15:29 |
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 Bordelais, Jean Forton, prétendant au Goncourt en 1957 avec cette Cendre aux yeux qui, cinquante ans après, impose encore sa force incroyable et distinguée. Autobiographie déguisée ou pas, l’auteur ne pourra jamais nous répondre.Mais, raconté à la première personne du singulier, ce parcours intime dans la peau d’un oisif décidé à séduire l’impossible, semble dévoiler la propre existence de Forton. Trentenaire décidé à observer la société plutôt que de s’y insérer, méprisant au passage tout ce qui semble révéler des gens « honnêtes et droits », le héros du roman conchie les autres, se satisfait d’un quoitidien misérable qu’il évoque en noircissant les pages d’un journal presque intime. Mais qui manque de croustillant. Il se décide alors à endosser le costume trop grand pour lui du séducteur cynique, du chasseur de gros gibier qu’il adore malmener et faire souffrir, jusqu’à ce qu’il tombe sur une jeune proie, seize ans, dont il va tomber amoureux avec faiblesse et perversité... Plus qu’un remake du grand Lolita de Nabokov, Forton dépasse rapidement le fait divers de moeurs pour proposer sa vision pessimiste d’un personnage qui sombre avec une étrange délicatesse dans la déchéance, et malheureusement, en y entraînant ceux qui n’ont rien demandé. Dans un style sec et cinglant, mais d’une élégance incroyable, il parvient à dresser le portrait attachant d’un cynique dégueulasse, le genre de pauvre type qui n’hésite pas à bousiller des vies pour donner un sens, même raté, à la sienne. Détonnant et étonnant, et résolument contemporain....
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